C’est un quadrilatère imposant avec quatre tours à ses extrémités. Elles sont réunies entre elles, d’un côté par un grand corps de bâtiment servant d’habitation (avec en son centre côté cour, une tour ronde servant d’escalier) et des trois autres côtés par des courtines (c’est-à-dire des passages permettant de faire le tour complet de l’édifice). Lors de la Révolution, en 1793, le château est mutilé, les toitures sont détruites et le chemin de ronde est rendu inutilisable.
Gothique tardif
Le château du Moyen-Âge est transformé à la Renaissance en demeure élégante. On greffe sur la structure médiévale, un décor gothique flamboyant avec de grandes fenêtres à meneaux et leurs encadrements terminés par des culots représentant des animaux fantastiques, des échauguettes en nids d’aronde et des petits parapets crénelés. L’absence de mâchicoulis sur les chemins de ronde montre qu’ils sont davantage destinés au maintien d’une apparence militaire héritée des époques antérieures, qu’à une réelle défense rapprochée.
Des campagnes annuelles de restauration sont entreprises depuis 1981.
Plusieurs époques
C’est Jean de Plantavit qui, en 1682, « modernisa » les intérieurs en remplaçant les grandes cheminées « à l’antique » par des petites, des petites portes en fit des grandes, puis s’adressa à des « barbouilleurs » tel Pezet pour peindre murs et plafonds.
Puis c’est au début du XVIIIe siècle que les filles de René Le Moine continuèrent d’aménager les intérieurs et de les moderniser, avec la création de couloirs pour obtenir des chambres moins grandes et indépendantes, mais surtout avec le remplacement des cheminées gothiques par de moins imposantes et le remplacement des fenêtres à meneaux par des portes fenêtres dites à l’italienne.